Le blog vélo de Pierrick

Prenez ma roue et suivez moi dans les périples au travers de la montagne pour gravir des cols, de légende ou moins connus ... Profitez en pour piocher des itinéraires !

10 octobre 2009

Samedi 10 octobre : Il est temps ...

Et là, le commentaire de Brigitte datant d'hier me fait dire "mais, je n'ai pas mis en ligne mon article de bilan de saison ???". Ben non, je l'avais laissé en brouillon ...
Donc, avec 3 semaines de retard, voilà mon dernier article en date. Il faut savoir que je n'ai pas reroulé depuis, et que ma motivation sportive a connu de sévères décrochages également ... Foutus sentiments.

Bon ... En ce jour gris et pluvieux d'octobre, je crois qu'il est temps de pleurer faire le bilan de ma saison, car là, vraiment, je n'en peux plus. Le jour qui tombe de plus en plus tôt, le fort vent récurrent chaque après-midi dans la vallée, l'obligation de rester sur le même parcours et l'impression du coup de ressembler à un poisson rouge dans son bocal ... Au secours !
J'aimerais bien du coup me mettre au VTT pour varier les plaisirs, me dire que de toute façon, je pars pour un parcours de 2h, hors de la pression de la circulation. Bref, retrouver un peu de plaisir, car dès que la montagne disparaît de mes objectifs, c'est d'un triste ... En plus, je suis désormais incapable de me lever tôt, donc finis les grands raids par de belles journées d'automne aussi ...

Je rentre dans le rang, donc. Je vais continuer à rouloter selon l'envie, histoire de ne pas mettre mon beau Trek intégralement au clou hivernal ...

Et alors ? Qu'a donné cette année ?
Attaquée en mars, après 3,5 mois de coupure franche et nette (dernière montée sur le vélo le 23/11/08), j'ai attaqué les ascensions le 1er mai, avec "seulement" 600 km de fond. Mai, juin, juillet, août ... Une saison de montagne qui dure 4 mois, ça use !
D'autant plus que mon plus gros objectif est venu "couronner" ces 4 mois, avec une traversée des Pré-Alpes.

Numériquement, j'ai à ce jour parcouru près de 4250 km, ce qui me place dans une bonne année. J'ai passé ... plus de 193 h (!!!) sur le vélo cette année. J'ai effectué 57 sorties pour l'instant, mais les 15 dernières ne peuvent pas être comparées aux autres, puisque je les ai effectué en fin de journée, en "roue libre" (ou pas) mais forcément dans une toute autre mentalité ...

Donc sur 42 sorties que l'on peut considérer comme "longues", 17 ont dépassé les 100 km (et ont comptabilisé à elles seules près de 2000 km) et j'ai franchi 55 cols différents (dont 16 nouveaux !) cette année, mais certains passés plusieurs fois, ce qui doit m'amener à plus de 70 ascensions de cols, parmi lesquels de grands noms (Izoard, Galibier, Lautaret, Mont cenis, Télégraphe, Glandon, Croix de Fer, Mollard, Joux Plane, Colombière ...)
De longs raids, un pré BRA en 2 jours, 3 cyclos, un brevet, une rando ... Quelle année au final !!! Mais je n'ai pas trouvé la bonne carburation pour ne pas flancher à un moment ou l'autre (un creux en juillet, un gouffre fin août), et puis figurer correctement sur les 3 cyclos réalisées (le challenge du Dauphiné, la Luc Alphand, L'Arvan Villards). Ok, ce n'était pas les plus simples, mais ça me donne envie de mieux faire ... L'année prochaine ?

Comme à chaque fois, je repars plein de bonnes résolutions, j'ai amplifié ma course à pied et vais faire une croix sur l'alpin cet hiver. J'alternerai donc vélo, VTT (si possible) et ski de fond afin d'arriver en forme en mars, et j'essaierai d'adopter une autre organisation pour ne pas me "griller" et connaître des passages à vide ou des baisses de motivation ... Bien que d'autres critères extra-sportifs rentrent en ligne de compte, également. Et que cet aspect là passera définitivement du côté positif, plutôt que de varier de semaine en semaine ...

En attendant, je poursuis ma route ...

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08 septembre 2009

Mardi 08 septembre 2009 : Citius

2ème séance de vélo au taquet, pour voir combien de temps je tiens et si je suis capable de soutenir un effort permanent sur une heure, ou moins, ce qui n'est pas donné à tout le monde quand même ...

Départ de St Jean en descente, je commence à embrayer dès le panneau de sortie. Mais une fois de plus, le vent souffle comme un taré, je sens que ça va être un vraiiiiiiiiii plaisir encore ce soir.
Pour ne pas subir d'obstacle particulier, je vais rester sur la RD 1006. Le pire choix possible à 18h00, en fait, mais le seul aussi, hélas. Grandes lignes droites, faux plats légèrement montants ou descendants, un vrai terrain pour rouleur.
Malgré le vent, la bretelle d'insertion sur la route est en descente, ce qui va me donner un élan pour attaquer les grands bouts droits. Depuis chez moi, je suis sur le 50-11, 50-12, braquet de bûcheron ... Et ça prend ! je suis constamment entre 38 et 45, selon la générosité du vent. Arc-bouté sur mon vélo, on peut se demander quel diable me poursuit ...
1ère demi-heure à 36 km/h (hé oui, avec la circulation, les rond-points et les cédez-le-passage, pas simple de rester haut ...) je fais demi-tour en sortant de la RD à St Rémy pour prendre une route de traverse, bien moins chargée en circulation, pour m'oxygéner un peu aussi.
Retour sur la RD à la hauteur du rond point de St Avre, et au bout de 40 minutes ... Relâche conséquente ... Je me relève quelques minutes, en me maintenant à 30 km/h environ. Non seulement ça monte légèrement, mais en plus, le vent n'est pas un allié ... Enfin, il le redevient à hauteur de Pontamafrey ...
Je pousse un peu au delà de l'entrée de St Jean pour atteindre mon kilométrage type ...

Et c'est la bonne surprise ... j'atteinds les 32,2 km en 56'30, soit 3'30 de mieux que dimanche ... Soit une moyenne de 34,2 km/h. Une fois de plus, les quelques avatars sur mon chemin me laissent penser que je pourrais encore gagner une petite minute tout au plus ... après, ce parcours était il aussi compliqué que le précédent ? Le vent une fois de plus fausse les estimations ...

Après cette bonne séquence, je m'offre 10 km de relaxation toujours sur le grand plateau, le sentiment du devoir accompli ... Il n'y a plus de circulation, le soleil envoie ses derniers rayons sur le bassin de St Jean ... Un beau soir, oui, en dépit du vent. Mais je ne sais toujours pas si je m'inscris !

Bilan : 42,3 km en 1h20, à 31,8 km/h.
Itinéraire :
St Jean, St Avre, St Rémy, St Etienne de Cuines, St Avre, St Jean, St Julien, St Jean.

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07 septembre 2009

Lundi 07 septembre 2009 : Quart d'heure de gloire ...

Bon, j'avoue ... J'apprécie beaucoup que les gens m'encouragent quand je suis dans le dur ... C'est sympa, ça fait du bien, et même si on n'est pas une flèche, sentir un peu d'admiration, ça fait toujours plaisir non ? Alors être porté, supporté, quel pied ! Vous en rêviez ? Rémi Gaillard l'a fait. Spécialisé dans les caméras cachés et les happenings sportifs, ce n'est pas la première fois qu'il s'occupe du vélo ...

Mais cette fois-ci, ce n'est pas sur le Tour de France mais bien auprès des cyclistes du dimanche qu'il réalise ses facéties ... Et j'avoue que j'ai bien ri. J'espère que vous aussi !


LE TOUR DE N'IMPORTE QUI (REMI GAILLARD)
envoyé par nqtv. - Plus de vidéos fun.

05 septembre 2009

Samedi 05 septembre 2009 : Un garçon dans le vent

Le "gros" de l'été s'est achevé, et avec lui des conditions météorologiques stables ... En vallée (ou en tout cas en Maurienne), ça se traduit désormais par le retour d'un vent infernal à longueur de journée, encore plus en fin d'après-midi.

Résultat : Jeudi soir, j'ai à peine résisté une trentaine de minutes avant de me résoudre à faire demi-tour tellement c'était saoûlant ... Et aujourd'hui, dans l'optique de ma préparation pour le CLM de Maringues (à ce jour, je ne sais finalement pas encore si je le fais ou pas ...), j'ai voulu m'exporter hors vallée, afin de disposer d'un parcours similaire à celui de Maringues (32 km et 100 m de D+). Au départ d'Aiguebelle, aller jusqu'à St Hélène sur Isère me permet d'effectuer un peu plus de 33 km. Je peux donc même couper aux 32, histoire d'avoir un petit km en roue libre ...

Le problème, c'est qu'aujourd'hui, même hors vallée, ça souffle ... Qu'est ce que je déteste ça ! Le vent c'est injuste, on lutte contre et quand on s'attend à être enfin aidé quand on fait demi-tour, il change de sens ou disparaît ... De même, l'aide procurée par le vent est elle aussi favorable que le handicap du vent de face est gênant ? Vaste question, si vous avez connaissance d'études là dessus, ça m'intéresse ...

Donc, en tout cas, au départ d'Aiguebelle, vent dans la gueule ... J'y vais un peu résigné, de toute façon, initialement, je veux faire un premier tour de préchauffe, pour appréhender le circuit, puis un tour "à bloc" ou presque. Ce matin, j'ai voulu remettre mon guidon de triathlète, pas de chance, le diamètre de ma potence est bien plus grand que sur mon vieux Peugeot, où il était installé initialement. Franchement dommage, car j'ai déjà éprouvé l'efficacité de cet accessoire ...

Cependant, à l'approche d'Aiton, on s'oriente différemment et je décide d'appuyer un peu plus. Au diable la préchauffe ! C'est parti pour un exercice de rouleur, aidé par le vent, mais ce n'est pas flagrant, c'est entre le 3/4 et le côté. Pointe maximum à 42 km/h. La principale montée se fait sur Sainte Hélène sur Isère, avant de basculer juste après le village en direction de l'autoroute. Me voilà à mi-parcours, 16,6 km en 30'21, pas mal.
Demi-tour intégral au rond point (périlleux exercice) et grosse relance en sortie. Je suis bien lancé sur un assez gros braquet pour dévorer l'autre versant de la montée sur Ste Hélène ... Au carrefour, une voiture arrive ... et je me retrouve quasi à l'arrêt ... Ouille, le démarrage en côte est compliqué !
De l'autre côté, dans la plaine d'Aiton, je me trouve avec le vent de face, parfois atténué par les arbres. Et à la sortie du village d'Aiton, je me retrouve légèrement poussé, enfin ! A 1 km de mon but, un cycliste arrive sur la droite et  s'engage 30 m devant.

Je me dépouille pour le rattraper et le passer, il ne reste plus qu'une courte et légère descente sur Aiguebelle ... Je poursuis mon effort 200 m avant de couper. Verdict : 32,2 km en 1h.

Sachant que je n'ai pas embrayé sur les 4 premiers km, et que j'ai été obligé de quasiment m'arrêter à un carrefour, c'en est presque encourageant ! Mon but était déjà de ne pas passer beaucoup au delà de l'heure, c'est fait. En plus, je n'ai pas enclenché le 50 à l'exception de 500 m descendants, car j'ai actuellement un peu mal aux tendons du genou avec les gros braquets (manque d'habitude).
Maintenant, il me reste à gagner 3-4 minutes pour que si je m'engage, ma prestation soit convenable pour que je ne squatte pas les fonds du classement, j'ai assez donné.

Quelqu'un sait dans quel sens le vent souffle à Maringues ???

Bilan : 33,2 km en 1h03', à 31,3 km/h.
Itinéraire :
Aiguebelle, Aiton, Ste Hélène sur Isère, Aiton, Aiguebelle.

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28 août 2009

Vendredi 28 août 2009 : Finalement, non

Malade aujourd'hui, sans énergie hier sur un tour de vélo que j'ai du écourter tellement j'étais pas bien, et le moral à plat, je renonce à aller souffrir demain à Romans. Il ne faut pas être Saint Cyrien pour se rendre compte que si j'ai pas l'envie, je vais passer 138 km infernaux et amorphes. Et ce n'est pas le but.

Je reviendrai l'année prochaine. En attendant, je vais finir de grimper les cols à côté de chez moi, et me remobiliser pour mon dernier objectif, le contre-la-montre de Maringues (63), le 13 septembre.

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26 août 2009

Mercredi 26 août 2009 : Heureusement que j'aime la Pogne et les Ravioles

J'aurais au moins ça en compensation !
Août s'achève bientôt, et mes "objectifs" cyclosportifs aussi. Quels étaient ils, ces objectifs ? Découvrir, voir, apprécier, et bien sûr aussi juger du tas de travail encore à accomplir pour arriver un jour à accrocher un groupe, pouvoir aborder une montée autrement qu'esseulé, pouvoir s'accrocher aux roues ... Je crois que j'aurais pu il y a 4 ans, hélas, j'étais encore trop sauvage ... Et je "débutais" presque.

Retour au présent.
"Fort" d'une semaine de vélo dans les Pré-Alpes (mais aussi un peu fatigué aussi), me voilà face à mon avant-dernier objectif de la saison, mais le dernier "cyclosportif" : le 138 km de la Vercors-Drôme. Mon Dieu ! 138 km ?  Presque la même distance qui m'a mis en arrêt au 1er jour de la TPA ! Oui, mais il y avait Joux-Plane, Châtillon, la Colombière ...
Rien de tout ça dimanche ... Mais une course qui se respecte, qui s'aime et qui s'apprécie, car c'est le Vercors bon sang ! Et le Vercors Drômois qui plus est ! Je sens Brigitte toute intéressée d'un coup ! En dépit du dénivelé que l'on rencontre toujours, c'est un massif que j'aime car il est roulant et souvent livré aux seuls cyclistes et randonneurs ... (dans ses parties les moins abordables bien sûr !).

Alors, et au programme de dimanche ?
Départ de Romans à 8h (un départ si matinal, quel plaisir !) pour une remontée en faux-plat montant vers le Vercors. Inutile de dire que ça va visser comme des malades pour aborder Barbières en tête ... Barbières annonce le col du Tourniol, 12 km et 730 m plus haut. Profiiiiiiiiiil !

tourniol1

L'avant dernier km apparaît comme le plus relevé, à plus de 7,5%. En point de repère, Tourniol se constitue de 8 lacets au pied, une grande section sans virage pendant 3-4 km avant d'aborder un beau final tout en lacets encore (6 exactement). C'est roulant, reste à savoir comment moi, affreux diesel, je vais survivre au départ canon suivi d'un col roulant ...
La suite ? Descente de 3,5 km jusqu'à Léoncel, puis 7 km où on pourra emmner gros, car la pente descendante est faible (environ 3%). Puis 11 km plus rapides jusqu'à St Jean en Royans.
Et quand il n'y en a plus ... A peine arrivé à St Jean, il faudra rattaquer le Vercors en remontant vers le col de la Croix et le col de la Rama, et le col de la Bataille. ça en fait des cols à passer, mais nous serons en constante montée pendant 23 km. Profiiiiiiil !

Bataille

Vous avez sur ce profil toute la section remontant de St Jean en Royans. Chaque col n'est qu'un palier pour le suivant. Visiblement, ce profil pointe du doigt les 2 derniers km du col de la Croix à 7,5%, et l'ultime km d col du Pionier à 8,2% comme les moments clés. Le reste est plus roulant.
Passage au col de la Rama (1279 m) et enfin, la bascule se fait au pas de la Logue (1312 m) mais le chat est maigre ... A peine 5 km de descente pour enfin atteindre le col de la Bataille (1313 m) au terme de 3 km à 6%. Vous aurez sur ces 30 km mangé 50% du dénivelé total du jour ! Et 80% en comptant Tourniol depuis Romans.
La fin sera donc principalement descendante, d'abord sur Léoncel. Patience, en franchissant le tunnel de la Bataille, il faudra encore grimper un bout (30 m de D+). Puis ça descend vraiment sur 8 bornes, avant de passer l'anecdotique col des Limouches (1086 m, 3 km à 5%), c'est globalement parti pour une belle descente de 23 km !!!

Aux faucons, il faura encore remonter sur Peyrus avant de définitivement revenir sur la route légèrement descendante de Barbières et de Romans ... Mais en gros, quasi passée la mi-course, les difficultés sont finies. Et une fin en descente, pour une cyclo, j'apprécie beaucoup !

Et comment j'aborde tout ça ? Eh bien ... Un peu dans le doute, malgré tout, car j'ai eu beau réussir ma meilleure ascension de l'année jeudi dernier, et pas n'importe où, sur la doublette Glandon/ Croix de Fer, j'ai un déficit de motivation ... Je marche aussi beaucoup à la grinta, et quand les choses ne sont pas ce qu'elles devraient être ou tardent à l'être, j'ai plus de mal aussi ... Je vais essayer de rouler ces 3 prochains jours pour me remettre dans le bon sens ...
Donc rendez-vous dimanche, après la course, pour ceux qui me connaissent, pour voir si je noie mon chagrin dans un verre de ravioles !!!

profil_vercors_dr_me

22 août 2009

Traversée des Pré-Alpes : avantages et inconvénients

Vous êtes intéressés par cette expérience ? Le principe des bagages portés vous attirent ? A moins que vous ne préfériez faire cette traversée par vous même ? Voilà quelques renseigements inspirés de mon expérience vécue ...

Les hébergements
Jour 1- Relais du Mont Charvin, Le Bouchet/Mont Charvin : accueil sympathique, repas copieux et bon, petit déjeuner satisfaisant, chambres de 4 avec une salle de bain incluse. Un grand garage fermé pour accueillir une nuée de vélo, et un petit groom super disponible. Bref, une bonne adresse sans aucun doute !

Jour 2- Chalet la Hulotte, Station du Granier : accueil discret mais bienveillant, bon repas et petit déjeuner, chambres de 4 avec salle de bain incluse. On dort au vert, mais gros inconvénient : les vélos aussi. Bon, on n'est pas dans un pays de voleurs, mais que votre vélo dorme dehors sous la flotte, ça, ça fait ch...

Jour 3- Auberge de la Sacha, Col de Carri : Aïe, ouille. 1er écueil de la traversée, mauvais accueil, chambres par 7 ou 8, repas juste juste mais bon quand même, petit déj du lendemain encore un peu juste, un gérant qui ne supporte pas les cyclistes (a priori), donc ça fait quand même un peu lourd le dossier ... Rassurez-vous, ils vendent leur affaire donc si ça intéresse quelqu'un ... Par contre, il faudra se refaire une clientèle !

Jour 4- Gîte St Antoine, La Motte Chalancon : Bon. sincèrement, la patronne est un sacré personnage et la nuit étoilée est somptueuse, car il n'y a aucune lumière. Mais ce sont là les seuls atouts. Si dormir à 8 dans un pigeonnier, disposer de 2 toilettes et 2 douches (pas top propres) pour 24, être réveillé par le coq à 5h30, c'est le trip de votre vie, alors allez y sans hésiter. Les vélos dormaient dans les stalles des chevaux (c'est un gîte équestre).
Pâtes un peu trop cuites, heureusement qu'on avait faim ! Mais ça reste comme un "moment" de la traversée.

Jour 5- Gîte de Vergol, Montbrun les Bains : Gîte placé au bout du monde, dans un beau cadre, et un auvent paradisiaque. Mais par contre, accueil un peu limite du style "il n'y a rien à boire, et boire frais ça fait mal au ventre". Oui, oui, véridique. Par contre, cuisine maison super, dolce vita, il ne manquait que la piscine. Vélos à l'abri sous le auvent. Chambre à 5 avec la salle de bain et les toilettes : Grand luxe ! Bon, faites gaffe aux scorpions quand même ...

Jour 6- Domaine du Pailhanet, St Martin de Brômes : Alors pour les cyclistes route, ce sera dur de l'atteindre, puis qu'il faut faire 2 km d'une piste rocheuse pour l'atteindre. Par contre, quel pied ! Belle vue, gîte 100% bois, ultra pratique (il y a même un sauna), franchement, le top. Les patrons sont tout récents, l'accueil est charmant, la cuisine bonne et copieuse, le peti déjeuner idem. Ils méritent bien un peu de pub, c'était si agréable d'être là bas ... En plus, j'ai dormi "à la belle étoile" là haut ... J'ai apprécié.
Chambre de 5 divisée en 2+3, bonne formule pour éviter la "piaule".

Jour 7- Hôtel Lac et Forêt, St André les Alpes : Comme évoqué dans mon récit, c'est un hôtel ... donc rien à voir avec un gîte ! Nous avons dormi dans les chambres situées dans la cour arrière, à l'écart de la route. Repas super copieux, petit déj idem. Chambre à 2 avec tout ce qu'il faut ... Là encore une bonne adresse pour les cyclistes. Et en plus il y a internet ! ça j'ai aimé. Mais avec un clavier qwertyziop, chapeau à celui qui écrira sans coquille !

Et plus globalement ...
Le concept des bagages portés, c'est franchement nickel. Mais encore faut il qu'ils arrivent avant vous ! C'est le gros point noir. Malgré la bonne volonté et la disponibilité de l'accompagnateur (Simon), 1 pour 23, c'est ingérable. A peine le temps de charger tous les sacs, que les plus rapides ont déjà abordé les principales difficultés, donc pour arriver au gîte suivant et tout décharger, ça s'est souvent avéré limite, très limite.
De la même manière, courir entre 2 hébergements distants de 10 ou 20 km ... A courir après la poule aux oeufs d'or, on fait des choses un peu ahurissantes ... Avec 23 personnes, Vélorizons a quadruplé ses bénéfices (puisqu'un voyage est organisable à partir de 6 personnes) au détriment du confort de ses clients. Ainsi, je comptais retrouver le camion sur le parcours pour manger, comme nous avions fait dans les pyrénes. Hélas.
La 1ère journée m'a suffi, une terrible fringale dans la Colombière m'a convaincu par la suite de "m'encombrer" avec mon pique-nique. J'ai souvent seulement vu le camion a seulement 20 bornes de l'arrivée ... mais en contrepartie, les 2 fois où j'ai eu besoin de lui, il n'a pas mis longtemps à arriver.

Mais quid de la situation si quelqu'un avait subi une réelle défaillance, un vrai problème médical ? C'est pour ça qu'il aurait fallu un ou 2 accompagnateurs supplémentaires.

Mais pour être aussi juste, il faut reconnaître que le principal, les parcours, étaient très équilibrés, durs sans être "impossibles" et nous ont permis de découvrir toute la beauté des pré-Alpes. Et c'est quand même une staisfaction majeure.

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Bilan de la traversée des Pré-Alpes

8 jours
949 km
15 000 m de dénivelé
8 départements traversés (Haute-Savoie, Savoie, Isère, Drôme, Var, Vaucluse, Alpes de Haute-Provence, Alpes-Maritimes)
31 cols franchis dont 14 inédits (!)

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Traversée des Pré-Alpes Jour 8 : St André les Alpes- Fréjus

Et voilà, c'est la fin de l'aventure ...
Mélange d'envie d'en finir, mais aussi de retarder un peu les choses, car une semaine en groupe, ce n'est pas anodin quand même ...
Cette nuit, en hôtel, c'était enfin nickel. Chambre de 2, parfait. Petit déjeuner pantagruélique, quel dommage qu'une semaine de vélo réduise l'estomac pour être déjà rempli avec seulement 2 petits pains et un tasse de chocolat ...

Nous partons encore plus tôt que d'habitude, car avec 20 km de débours, entre les trains et les obligations horaires des uns et des autres, c'est la foire à l'empressement. 7h30, je remonte avec Marc le lac de Castillon dans un calme olympien. Nous sommes rattrapés par un trio de rouleurs, au plus mauvais moment pour moi, dans une petite montée. Trop tard pour accrocher le bon wagon, pas pour Marc, je me retrouve seul. Après un petit moment de faiblesse, je rembraie la marche avant, largue Luca et file à toute vitesse vers le col de Cheiron (887 m).
Je m'offre une descente façon pro sur Castellane, merci à la roue de Martin d'avoir fait revenir mon assurance en descente !

Sur la place centrale, nous retrouvons l'autre groupe, et nous faisons la traditionnelle photo de groupe. Seuls manquent à l'appel ceux qui sont partis encore plus tôt que tôt, de peur d'arriver trop tard à Fréjus. Il faut dire qu'initialement, Vélorizons programmait une dernière étape de 50 km ... qui a muté en un ultime baroud de 117 km ! Il ne faut pas musarder !
Après la photo, nous repartons et dès la sortie de Castellane, les ascensions reprennent leurs cours ... Le groupe s'éloigne, je suis encore engoncé dans ma crème solaire ... Nous empruntons la route Napoléon. Un samedi. De 15 août. Donc nous sommes servis point de vue circulation !
La montée est régulière, pas trop dure. Après un petit replat à la Garde, la fin du col de Luens (1056 m) s'effectue sur un faux plat assez roulant. La descente est très courte, la montée reprend dès le hameau de la Bâtie. Bientôt, j'ai Marc, qui s'est laissé décrocher, en point de mire. Il n'a pas tenu le rythme imposé par les rouleurs, à vrai dire, quel intérêt de s'époumoner ? Le tout est de ne pas arriver trop tard ... Il est "seulement" 9h30 ...
Les montées se suivent, sans être couronnées par un col. Enfin, au Logis du Pin, nous abordons le dernier col de la traversée, le col de Valferrière (1169 m). Il faut quand même encore se coltiner 10 km, d'abord plats puis légèrement montants.
Nous passons à côté d'une chapelle encore superbe, Notre Dame de Gratemoine (hihi), encore quel dommage de ne pas avoir un appareil que je sais faire marcher ... Enfin, nous arrivons au col, séance photo obligatoire ! C'est le dernier col ...
Nous quittons la route de Grasse et partons vers Mons. La route descend dans un beau paysage d'arrière pays varois, sur un parcours frais et forestier. Gros bouchon à Fayence, c'est la foule des grands jours encore ! Fayence marque également la fin de la descente, il va nous falloir nous employer pour atteindre le bord de mer.

Après avoir connu une température agréable, le retour dans la plaine marque aussi le retour du cagnard. Et quelques bosses méchantes nous rappellent que nous étions dans les Pré-Alpes. Ainsi, il ne faut pas s'endormir pour atteindre St Paul puis Bagnols en forêt.
Enfin, une dernière montée nous permet d'apercevoir la mer ... Il en aura fallu, du temps ! Plus de 900 km de pluie, de chaleur, de sueur, de douleurs aux fesses ... Tout ça pour l'apercevoir, et même peut-être la toucher !
La descente sur Fréjus est bien là. Désormais, les bornes indiquent la fin de notre épopée ... 7,5-6,5-5,5 ... Enfin, nous rentrons dans Fréjus, je donne tout. La mer, la mer ! Où est le point final ?
Hélas ... Hélas, Fréjus-St Raphaël est un imbroglio routier très mal signalisé, on suit Fréjus-centre pour arriver côté mer, mais d'un seul coup, la direction disparaît ... nous renvoie sur un bout de contournement. Rond-point, côte, rond-point, descente, rond-point, côte ... Quel enfer ! Je n'en vois pas le bout. Marc, qui connaît un peu, ne s'impatiente pas. Moi, je grogne et je râle à chaque ascension ... Où est le niveau 0 dans ce pays ???
En must, la gare, pas du tout indiquée. On arrive derrière, on se pose devant, pas de camion, pas de compagnons. Je commence sérieusement à m'énerver. Cette arrivée interminable me pourrit toute la journée ... Heureusement, ils ne sont pas loins ...
ça y est, c'est fini ... Préoccupé par mon arrivée, mon orientation, je n'ai même pas franchement savouré la fin de mon aventure, hormis le passage du panneau "Fréjus" ... Nous avons passé 40 minutes à tourner dans la ville !!! Les arrivées échelonnées font que certains ont fini de manger, d'autres débutent, d'autres boivent un coup ... Qui va où ? A bientôt, au revoir ?

Je déteste les adieux et les au revoirs. Encore plus quand c'est aussi décousu. Vélorizons a encore beaucoup de boulot pour faire que la dernière étape d'une traversée soit celle de la détente, et du temps pris un peu à profiter de la portée de notre "exploit" ...
Heureusement, même si le cadre est moins sympa qu'un bord de mer, nous nous retrouvons tous au minibus pour charger le matériel et nous changer. De quoi pouvoir se séparer tranquillement.

Profil_TPA_8

Bilan : 117,6 km et 1160 m de D+.
Itinéraire
: St André les Alpes, Col de Cheiron, Castellane, Col de Luens, Logis du Pin, Col de Valferrière, Mons, Fayence, St Paul en Forêt, Bagnols en Forêt, Fréjus, St Raphaël.

Traversée des Pré-Alpes jour 7 : St Martin de Brômes- St André les Alpes

Allez, avant-dernier jour ... Probablement le plus spectaculaire, avec au programme la rive gauche des Gorges du Verdon. La quasi-majorité des voyageurs a décidé de s'orienter vers la version 2 du parcours du jour, échappant ainsi à la boucle de la Maline, une excursion en rive droite totalement exposée et très pentue de plus.
Le programme restant n'est quand même pas mal !

Nous partons une fois de plus vers 8h, en remerciant la mairie de St Martin, qui a eu la gentillesse de nous ouvrir une salle (l'ancienne poste) la veille afin d'y déposer nos vélos, et de nous éviter des navettes depuis le gîte, situé sur une voie non cyclable et à ... 2 km d'ici ! Nous aurions perdu une heure entre les premiers et les derniers ! Je pars dans un groupe de 6,7 et nous recommençons à faire des relais, cependant moins appuyés que la veille.
Et quand vient mon tour, ben ... ça grimpe et je lâche l'affaire, peu après Riez. A la faveur de la descente qui suit, je recolle au groupe dans Moustiers Ste Marie, classé parmi les plus beaux villages de France, à juste titre. Petit village aux toits roses regroupé au pied de la falaise, c'est une capitale de la porcelaine. Hélas, pas d'arrêt, nous filons de suite vers le lac de Ste Croix, sublime plan d'eau qui marque l'exutoire du Verdon.
Une nuée de canoés et de pédalos part à l'attaque des gorges dans un défilé rocheux très étroit. Nous faisons un stop sur le pont pour observer le spectacle. Après quelques minutes, je repars un peu avant les autres, afin d'attaquer la montée d'Aiguines. Encore quelques km à longer le lac, il est à peine 10h mais j'aimerais faire trempette !
Virage à gauche, la montée sur Aiguines débute, 6 km assez simples, que je grimpe bien, tranquille, à mon rythme ... même si je sème le contenu de mes poches sur la route ! Au village, je rattrape les autres qui s'arrêtent prendre un café. Je continue sur ma lancée et à la sortie d'Aiguines, sur une mise en danseuse plutôt anodine, un bruit de ressort se fait entendre "schdooong" !
Pour bien connaître ce bruit, je le déteste déjà. Je m'arrête, joue de la harpe sur ma roue arrière. Verdict : un rayon, qui, s'il n'est pas cassé, est fortement distendu. Pfff ... Il reste près de 80 km et ça va ne faire que monter pendant 30 km encore ...

Je décide cependant de repartir en guerre, et advienne que pourra ! Par contre, la danseuse m'est interdit tant que possible. Un peu énervé et déçu, je repars un peu plus motivé, je rattrape Luca, l'italien du groupe, à hauteur du col d'Illoires (964 m), mais la montée ne s'arrête pas là, nous devons encore monter à près de 1250 m et la route commence à prendre son allure en corniche, sinueuse, escarpée ... Malheureusement, les points de vue sont rares encore.
Au summum de la route, nous faison un arrêt. La vue est sublime, ça tombe bien, c'est le nom de la corniche que nous allons emprunter sur les prochains km ! Une nuée de points blancs s'éparpille sur le Verdon, c'est la foule des grands jours ! A perte de vue, une profonde entaille marque la roche, et au milieu coule une rivière ...

Nous repartons, la route s'infléchit en une descente où mon rayon finit de casser, emporté par la vitesse de rotation de la roue. Bon, là, les choses sont claires ! Pourvu que la roue tienne ... Nous nous arrêtons à quelques belvédères, et bientôt, la route remonte vers les Cavaliers, et la montée se poursuit dans une totale absence d'ombre, les arbres les plus hauts mesurant 2 ou 3 m ... Paysage de garrigue.
La route culmine à nouveau aux tunnels du Fayet, d'où nous apercevons l'impressionnant à-pic au dessus duquel est installé le restaurant des Cavaliers !
Encore une petite descente, qui s'accélère jusqu'à son point bas, le viaduc sur l'Artuby, un confluent du Verdon. La montée reprend, il est bientôt 13h et il se fait faim. Nous nous installons au restaurant des Balcons de la Mescla, encore un point de vue incroyable sur les gorges, avec 400 et quelques m de haut entre la route et la rivière !
Une fois restaurés (dans ce restaurant où il n'y a pas d'eau potable et où il faut payer pour aller aux toilettes !!!), nous repartons pour achever le dernier petit bout de montée. Comme à chaque fois après manger, la reprise est dure, la pente pas vraiment mais il fait 35°C !!!  De temps en temps, un petit vent (chaud) vient nous pousser un peu, et à hauteur du hameau de St Maymes, la montée s'achève.

On traverse un court plateau, encore très aride, la provence de Giono en substance. Nous sommes dans le Var depuis la rive gauche du lac de Ste Croix. Nous tournons à gauche en direction de Trigance, la descente débute mais je sens mon pneu arrière de plus en plus fuyant ... A Trigance, alors que nous nous sommes arrêtés faire le plein d'eau, l'accompagnateur, que j'ai appelé un peu plus tôt à la rescousse, arrive.
Hélas, les rayons dont il dispose sont trop courts. J'ai alors le choix de filer à Castellane en camion ou de continuer, quitte à encore faire souffrir le matériel. Deuxième solution !
Je repars, le parcours n'est plus trop difficile désormais. C'est majoritairement de la descente jusqu'à rattraper la route de Castellane, paradis du rafting et des eaux vives. C'est impressionnant le nombre de bateaux naviguant sur ce bout de torrent ! Les minibus convoient les clients à toute berzingue, ce qui occasionne quelques chaudes situations quand ils cherchent à nous dépasser ... Certains de mes collèges auront eu très chaud aux alentours du Pont de Soleils ...
Les gorges remontent légèrement mais rien de bien méchant ... Et nous arrivons à Castellane, où nous nous arrêtons boire un verre. Je pars en quête d'un magasin de cycles, je trouve un bric-à-brac fourre-tout rando-rafting-camping-vélo ...
Il dispose de rayons, une gamme impressionnante ... mais pas ma dimension ... Il me reste encore 21 km à faire, un peu "surprise" car nous aurions du dormir sur les hauts de Castellane, mais à 23, difficle de trouver un seul logement ...
Donc, pour 10 comparse et moi-même, il va falloir aller jusqu'à St André les Alpes, sur un profil inconnu. Dès la sortie de Castellane, ça grimpe, il fait chaud !!! Après un agréable passage nuageux, le soleil revient darder plein gaz dans la montée qui nous amène au col de Cheiron (887 m), où les 2 groupes se séparent.

Un va dormir près du Mandarom (ahaum ... ahaum ... Gare aux lémuriens intergalactiques !!!) à la Baume, et nous, nous basculons sur le magnifique lac de Castillon. Quelle beauté ! Il y a très peu de circulation, le soleil est de nouveau moins agressif et la route est en léger faux plat montant ou descendant. Plein gaz à mon tour, je longe les rives du lac, passe sur le barrage ... Encore des eaux turquoises, c'est vraiment magique. La route passe divers tunnels, ponts ... Je crois que c'est la fin d'étape que j'ai le plus apprécié. Sentiment de plénitude, du devoir accompli, de facilité ... Et des paysages idylliques.

En plus, pour une fois, on ne grimpe pas de montée incroyable pour finir, l'hôtel est là, au bord de la route. Ou comment finir sur une bonne note globale. Le soir, mon rayon ne sera bien sûr pas réparé, mais Martin, québécois, me fera l'honneur de me prêter sa roue de rechange, une ksyrium. Du solide pour finir correctement, car la dernière étape ne sera pas forcément simple ou facile.

Profil_TPA_7

Bilan : 117,7 km et 2100 m de D+.
Itinéraire
: St Martin de Brômes, Allemagne, Riez, Moustiers Ste Marie, lac de Ste Croix, Aiguines, col d'Illoires, Corniche sublime, Balcons de Mescla, Trigance, Soleils, Castellane, col de Cheiron, St Julien de Verdon, St André les Alpes.   




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